Compte-rendu du 1er Grand Débat
en Seine-Maritime, le 25 octobre 2008 à Rouen
« La Discrimination Positive »
Organisé par les Jeunes Populaires de Seine-Maritime
Invités : Olivier Legrix (militant MoDem 76) et Françoise Guégot (députée UMP de Seine-Maritime).
Pour ce premier grand débat consacré à la discrimination positive, une trentaine de personnes étaient réunis dans un café de Rouen. Pas seulement des Jeunes Populaires d'ailleurs puisque plusieurs autres adhérents et non-adhérents UMP s'étaient joints à nous.
Pour commencer, je décidais d’introduire le sujet en faisant un rapide résumé du dossier envoyé par le Bureau National avant de laisser Olivier Legrix et Françoise Guégot donner leur avis sur la question. Le représentant du MoDem déclarait alors que le terme de « discrimination positive » le gênait et qu’il ne pensait pas que c’était la bonne solution à apporter à la problématique des différences sociales. Pour lui, ces mesures ne sont que des pansements et que la vraie réflexion devrait porter sur l’école et l’université.
Françoise Guégot répliquait alors que le gouvernement avait fait de grandes avancées dans le domaine de l’enseignement (réforme de l’enseignement primaire, autonomie des universités et bientôt réforme du lycée). Le débat était lancé.
Plusieurs personnes ont ensuite pris la parole pour donner leur sentiment sur la question, chacun reconnaissant que le terme de « discrimination positive » était mal choisie et qu’il fallait mieux parler d’égalité des chances voire d’équité des chances. Nous avons pu rapidement nous rendre compte que les positions étaient très divergentes au sein de notre mouvement, en effet certains reconnaissant un aspect plus que positif à la discrimination positive et voulant qu’elle soit accentuée notamment en matière d’emploi, d’autres au contraire (et notamment un adhérent d’origine maghrébine) ne voulaient pas que les bénéficiaires de ces mesures pensent qu’ils sont là parce qu’ils sont maghrébins, handicapés ou socialement défavorisé.
Ensuite le débat a tourné autour des grandes écoles et de l’université, chacun regrettant que l’ascenseur social ne marche plus avec les grandes écoles, Françoise Guégot déclarant que l’université pratiquait « une sélection par l’échec ». Olivier Legrix a alors expliqué qu’il était contre toute forme de sélection, l’université devant retrouver son panache grâce à la recherche et c’est là que l’Etat devrait mettre le paquet.
Plusieurs personnes ont alors fait part de leur expérience personnelle, un adhérent travaillant dans la police nationale expliquant qu’à Rouen des stages étaient organisés pour les jeunes défavorisés, une autre adhérente mettant l’accent sur le fait que l’ancienne municipalité rouennaise avait fait le pari d’avantager fiscalement certaines entreprises à condition qu’elles embauchent 80% de jeunes des quartiers.
Le débat s’est terminé après 1h30 d’échanges vifs et passionnés. Une première réussie pour ce grand débat. Les adhérents ont apprécié et nous avons une fois de plus montré que c’est à l’UMP que nous débattons, que nous réfléchissons et que nous avançons.
Jean-Pierre HERANVAL
Responsable Départemental des Jeunes Populaires 76
www.jeunespops76.org
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire